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RDC : l’ONU frappe l’AFC/M23 de sanctions, l’ACAJ salue une avancée majeure contre l’impunité

Dans un communiqué officiel publié ce 18 juillet 2026, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) a exprimé sa satisfaction suite à la décision des Nations Unies d’imposer des sanctions ciblées contre l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) et ses principaux dirigeants, dont Corneille Nangaa. Cette mesure est perçue comme un tournant décisif dans la lutte contre l’instabilité qui ravage l’est de la République Démocratique du Congo.

Des sanctions lourdes contre les responsables des violences

Le régime de sanctions instauré par le Conseil de sécurité des Nations Unies vise l’AFC/M23 en tant qu’entité, mais cible également de manière nominative ses hauts responsables. Parmi eux figure Corneille Nangaa, ancien président de la CENI devenu chef de file de cette coalition rebelle.

Les mesures décrétées sont contraignantes et visent à asphyxier les capacités opérationnelles du mouvement :

* Gel des avoirs : blocage de tous les comptes bancaires et ressources économiques liés aux individus et à l’organisation.

* Embargo sur les armes : interdiction stricte de toute fourniture d’équipements militaires.

* Interdiction de voyager : restriction des mouvements internationaux pour les cadres du mouvement.

Ces sanctions font suite à des rapports documentant des « violations massives des droits humains » commises dans les zones sous contrôle de la rébellion, incluant des exécutions sommaires, des déplacements forcés de populations et des pillages de ressources.

Le plaidoyer de l’ACAJ pour la fin de l’impunité

Pour l’ACAJ, cette décision internationale est une victoire pour la justice. Me Georges Kapiamba, Président National de l’organisation, a souligné la portée symbolique et pratique de cet acte.

« Ces sanctions envoient un message clair aux personnes physiques et/ou morales qui alimentent la guerre à l’est de la RDC : elles ne resteront pas impunies », a déclaré Me Georges Kapiamba.

L’association considère que cette étape est indispensable pour briser le cycle de violence. En ciblant les portefeuilles et la mobilité des chefs rebelles, la communauté internationale s’attaque aux racines logistiques de l’insécurité.

L’exigence du retrait des forces rwandaises (RDF)

Au-delà des sanctions contre les rebelles, l’ACAJ a profité de cette tribune pour interpeller le Conseil de Sécurité sur l’application de la Résolution 2773. Cette résolution exige le retrait immédiat et inconditionnel des Forces de défense rwandaises (RDF) du territoire congolais.

L’organisation exhorte les Nations Unies à employer « tous les moyens de droit » pour faire respecter cette exigence, pointant du doigt l’implication étrangère comme moteur du conflit.

Un appel à la vigilance

En conclusion de son communiqué, l’ACAJ, par la voix de son chargé de l’Administration et Protection, Me Mbikayi Kabanga Sylva, réitère son engagement à suivre de près l’évolution de la situation sur le terrain. L’organisation appelle le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux à maintenir la pression pour que ces sanctions ne restent pas de simples déclarations d’intention, mais se traduisent par une paix durable pour les populations meurtries de l’Est.

César Nkangulu

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