La province du Sankuru, au centre de la République Démocratique du Congo, longtemps restée enclavée en raison de l’impraticabilité de ses routes, connaît aujourd’hui un ouf de soulagement avec la construction de la route nationale n°42 (RN42). Cette route, qui fait jonction avec la RN1, est réalisée dans le cadre du programme sino-congolais et financée par la SICOMINES.
Pour la population, cette reconnexion de la province contribue à réduire la vie chère et montre la lueur du développement à l’horizon. À cette occasion, elle a remercié le président de la République, le gouvernement ainsi que la partie chinoise, impliqués dans l’amélioration de ses conditions de vie.
« Nous sommes au point kilométrique final, c’est-à-dire au PK 131 de la route Lac Mukamba-Lusambo. Il y a quelques mois, cette route était quasiment inexistante. Pour aller de Mukamba à Lusambo, il fallait 3 à 4 jours. Aujourd’hui, en moins de quatre heures, on peut parcourir toute la distance. Avec ce projet, ce sera pour la première fois que la province du Sankuru, chère au père de l’indépendance Patrice Emery Lumumba, bénéficie d’une route asphaltée. Et c’est grâce au chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, au gouvernement congolais, à l’Agence congolaise des grands travaux, à la mission de contrôle et au financement de la SICOMINES que ce projet se réalise », s’est confié à notre rédaction Arnold Biaya Kalombo, ingénieur à l’ACGT et chef de mission.
Pour Jean Alomba, riverain rencontré à la limite entre le Sankuru et le Kasaï-Central, il a salué cette œuvre tout en encourageant le président de la République dans cet élan qui, d’après lui, permet d’ouvrir leur entité à d’autres provinces et de stimuler les activités économiques.
« Avec l’ouverture de cette route, nous allons connaître un réel développement car nous voyons déjà des produits tels que le savon, la farine et plusieurs autres produits manufacturés, qui commencent à arriver ici facilement », a-t-il déclaré, avant d’indiquer que l’espoir de voir leur milieu se développer vient de renaître.
« Nous avons été étonnés de voir le président envoyer des gens pour construire la route. Ils sont venus avec des engins. Nous sommes vraiment heureux », a-t-il poursuivi.
Et une dame de renchérir : « Je dis mille mercis au chef de l’État. Pour arriver chez nous à Lusambo, il fallait cinq jours de route et on mangeait difficilement. Mais à l’heure actuelle, on fait l’aller-retour à Lusambo. Merci au président de nous avoir réaménagé la route. Cette route qui arrive jusqu’à Lusambo nous rend vraiment heureux. »
Le tronçon Lac Mukamba-Lusambo désormais praticable en toute saison et poursuit sa modernisation
Les travaux de praticabilité effectués en premier lieu ont permis d’ouvrir la route et de rendre praticable tout le trajet, du PK 0 au PK final. La modernisation de ce tronçon se poursuit avec détermination, comme constaté du PK 0 au PK 14. Divisés en deux phases, les travaux de la plateforme, de la couche de fondation et de la couche de base sont terminés sur la première phase, soit du PK 0 au PK 10.
«Actuellement, nous sommes sur la couche de roulement en bicouche. Nous sommes en train de poursuivre avec la monocouche », a expliqué l’ingénieur Moïse Ngoy de l’ACGT.
Il a indiqué que ces travaux exécutés dans la province du Sankuru montrent l’importance que le chef de l’État accorde à cette entité, chère au héros de l’indépendance avant d’appeler la population à lui renouveler sa confiance.
«Le chef de l’État ne vous a pas oublié. Il a vraiment pensé à vous, raison pour laquelle le projet a été financé. La route est déjà ouverte. Après l’achèvement des travaux de praticabilité de Mukamba à Lusambo, nous poursuivons avec la structure de la chaussée qui permettra à la province du Sankuru, territoire de Lusambo, d’être en harmonie parfaite avec les autres provinces », a-t-il poursuivi.
La construction et la modernisation de cette route de plus de 131 km, destinée à permettre à la population du Sankuru de communiquer avec d’autres provinces, aurait pu aller plus vite si l’entreprise chargée de l’exécution n’avait pas rencontré des difficultés, notamment dans le déplacement des engins et des appareils sur le site.
« Vu l’état de la route, ce n’était pas facile. Pour la mobilisation, il fallait acheminer certains matériels depuis Lubumbashi et d’autres depuis Mbuji-Mayi. La deuxième difficulté concerne la carrière. Nous avons une carrière située à 62 km du projet, ce qui n’est pas facile », a fait remarquer cet ingénieur.
Et par rapport au climat, a-t-il poursuivi, « ici nous avons des pluies très abondantes. Nous avons fait de notre mieux : nous avons stocké les matériaux pendant la saison des pluies et, comme nous sommes en saison sèche, nous avons évolué rapidement ».
L’enclavement du Sankuru constituait le principal frein au développement de la province, causant une hausse des prix des produits de base, comme le ciment ou les denrées alimentaires, jusqu’à cinq fois plus chers qu’à Kinshasa. Mais grâce à la volonté du président Tshisekedi et au financement de la SICOMINES dans le cadre de la coopération sino-congolaise, la population, première bénéficiaire, palpe déjà les retombées avant même l’achèvement des travaux.
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